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𝟖 𝐅𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠é𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 : Assétou Foune Samaké, une voix engagée pour l’inclusion et la paix

Entre journalisme culturel et engagement citoyen, Assétou Foune Samaké trace un parcours marqué par la défense des droits des femmes et l’inclusion sociale. Journaliste de formation et cheville ouvrière du « Vivier d’Expertise Féminin », elle utilise sa plume et son micro pour aborder les questions de cohésion sociale, d’inclusion et d’égalité, tout en donnant la parole à celles et ceux que l’on entend trop peu. Portrait d’une jeune femme qui a fait de la parole un bouclier pour les vulnérables.

Là où certains choisissent le journalisme par passion ou curiosité, Assétou Foune Samaké y voit un moyen de défendre la justice. Dès ses années scolaires, elle a décidé de confronter sa plume aux réalités du terrain, en s’intéressant de près aux communautés marginalisées. « Mes premiers sujets étaient des portraits de femmes dont les droits avaient été bafoués », se souvient-elle. Pour elle, le journalisme n’est pas une simple carrière, mais un prolongement de son identité de citoyenne engagée, cherchant à transformer les récits autour des femmes maliennes.

L’égalité des chances au-delà des tabous

Spécialisée dans les questions de paix et de gestion des conflits, Assétou développe une approche globale de l’engagement. Elle refuse de réduire le droit des femmes à une simple célébration annuelle. Sa lutte ? L’égalité des chances. Des droits de succession à l’inclusion des femmes en situation de handicap, en passant par la situation des veuves, souvent fragilisées par des pratiques familiales, elle met en lumière les pesanteurs sociales qui freinent l’émancipation des femmes.

Elle s’affirme avec force : « Je me définis comme une journaliste militante parce que je prône l’inclusion et l’acceptation de l’autre. » Son audace lui vaut parfois des mises en garde de son entourage, craignant que son indépendance et sa connaissance des droits ne soient des obstacles à sa vie personnelle. Mais pour Assétou, ces pressions ne sont que le signe que son combat est « noble et important ». Elle est convaincue que la voix des femmes doit être entendue pour construire une société plus juste.

Ouvrir de nouvelles voies dans le journalisme

En 2025, son engagement a été couronné par le Prix de l’Inclusion. Sa contribution ? Une enquête percutante sur la faible participation des femmes dans les débats médiatiques au Mali. Elle y met en évidence les contraintes sociales et le manque de considération qui empêchent nombre de ses consœurs de s’imposer dans les discussions sur les enjeux stratégiques de l’État.

Aujourd’hui, son regard se porte sur un enjeu national : la participation des femmes au processus de paix. « C’est ma part de contribution pour le Mali. Je parle aussi des veuves, souvent lésées par leur belle-famille après un deuil », confie celle qui a consacré son mémoire de fin d’études à cette cause. Elle souligne l’importance d’intégrer les voix des femmes dans les discussions sur la paix, car elles ont des perspectives uniques à offrir.

Un message à la relève : s’informer pour mieux défendre

Pour Assétou, le militantisme n’est plus une option, mais une nécessité pour les femmes journalistes. « Nous sommes toutes appelées à subir les mêmes choses si nous ne brisons pas la glace », prévient-elle. Aux jeunes journalistes qui souhaitent suivre ses traces, elle donne un conseil précieux : s’approprier les textes juridiques et les droits humains. Selon elle, c’est seulement par la connaissance approfondie des réalités du terrain et des lois que l’on peut véritablement relever les défis de l’égalité. Elle encourage également le mentorat entre journalistes pour renforcer les capacités et créer un réseau de soutien.

De Radio Klédu à l’organisation Vivier d’Expertise Féminin, Assétou Foune Samaké prouve que la jeunesse engagée peut devenir une véritable force pour la paix.


Cet article a été rédigé par Aminata Y. Coulibaly et édité par Koumba Coulibaly dans le cadre de l’initiative des Kalamògnòn visant à mettre en lumière huit femmes journalistes engagées dans la promotion des droits des femmes à l’occasion de la célébration du 8 mars.

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