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𝟖 𝐅𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠é𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 : Fatoumata Z. Coulibaly, l’information régionale au service du changement

Fondatrice de « Mousso KUNDA », le premier média en ligne dédié aux femmes dans la région de Ségou, Fatoumata Z. Coulibaly s’impose comme une figure emblématique dans la valorisation du leadership féminin. À travers ses initiatives, elle utilise le journalisme et le digital pour dénoncer les violences basées sur le genre et promouvoir l’autonomisation des femmes. Dans un contexte où le journalisme féminin joue un rôle crucial dans la lutte pour l’égalité, cet article met en lumière son engagement exceptionnel pour amplifier les voix des femmes.

Fatoumata incarne un modèle de détermination et de résilience, s’efforçant de transformer les récits autour des femmes maliennes.

Un média pour élever les voix des femmes

À Ségou, « Mousso KUNDA » est devenu un symbole d’émancipation numérique. Ce média en ligne offre une tribune aux femmes dont les voix sont souvent ignorées. Fatoumata, journaliste de formation et blogueuse engagée, a choisi de ne pas rester simple observatrice face au manque de visibilité des réalités vécues par les femmes de sa région.

« J’ai vu tant de femmes talentueuses et fortes dont les histoires ne sont jamais racontées », déclare Fatoumata. En créant Mousso KUNDA, elle a voulu changer cela. Ce média est non seulement une plateforme d’information, mais aussi un espace d’expression où les femmes peuvent partager leurs expériences, leurs luttes et leurs réussites. Grâce à des articles, des interviews et des reportages, Mousso KUNDA valorise les initiatives féminines et sensibilise le public aux enjeux qui touchent les femmes.

Mettre en lumière des réalités ignorées

Confrontée à des réalités souvent invisibles dans les médias traditionnels, Fatoumata Z. Coulibaly a décidé d’agir. Elle déclare : « J’ai décidé de ne plus être seulement observatrice, mais actrice du changement. » Pour elle, créer Mousso KUNDA n’était pas seulement lancer un média, mais bâtir un espace de visibilité et d’expression pour les femmes. Son engagement s’articule autour de plusieurs axes : la promotion du leadership féminin, l’autonomisation économique des femmes et la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).

Un journalisme au service de la cause

Fatoumata considère le journalisme comme un levier de transformation sociale. « Je me définis comme une journaliste militante », affirme-t-elle. Elle utilise la vérification des faits et la précision journalistique pour documenter les inégalités et encourager des transformations positives. Son travail se situe à la croisée du journalisme, de l’engagement citoyen et du militantisme pour l’égalité.

Ses articles ne se contentent pas de relater des faits ; ils interrogent les normes sociales et encouragent le dialogue. « Chaque article est une occasion de briser le silence autour des injustices que subissent les femmes », explique-t-elle. En mettant en lumière les défis auxquels les femmes sont confrontées, Fatoumata contribue à faire évoluer les mentalités et à promouvoir des solutions concrètes.

Entre soutien et critiques

S’exprimer sur des sujets sensibles comporte des risques. Les interventions de Fatoumata ont suscité autant de soutien que de critiques. Pour elle, ces réactions sont le reflet de l’importance de ces débats. « Ces discussions permettent de confronter les idées et d’impliquer l’ensemble de la société dans la réflexion sur l’égalité et les droits des femmes », explique-t-elle. Chaque critique devient une énergie supplémentaire pour renforcer la visibilité et la voix des femmes.

Innover pour amplifier les voix

Consciente du pouvoir du numérique, Fatoumata est en train de créer un studio de production de podcasts, un espace conçu pour raconter de manière accessible les histoires et les défis des femmes maliennes. « Le podcasting est un moyen puissant de toucher un public plus large », dit-elle. À l’attention des jeunes journalistes, son conseil est clair : oser traiter les sujets sensibles, car le digital offre une occasion unique de donner visibilité aux voix longtemps restées dans l’ombre.

Le 8 Mars : Un temps pour revendiquer

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Fatoumata Z. Coulibaly souligne que le 8 mars est un moment de plaidoyer et de revendication. Elle rappelle que les progrès réalisés sont le fruit des combats menés par des générations de femmes, tout en appelant à réfléchir aux défis qui restent à relever pour atteindre l’égalité réelle. « Ce jour-là, nous célébrons nos victoires, mais nous n’oublions pas les luttes qui continuent », affirme-t-elle.

À travers ses écrits et son engagement sur le terrain à Ségou, Fatoumata Z. Coulibaly démontre que le journalisme peut être un véritable levier de transformation sociale. En donnant la parole aux femmes, elle réécrit les règles, inspire le changement et place l’égalité, la justice et la représentativité au cœur de la société.


Cet article a été rédigé par Aminata Y. Coulibaly et édité par Koumba Coulibaly dans le cadre de l’initiative des Kalamògnòn visant à mettre en lumière huit femmes journalistes engagées dans la promotion des droits des femmes à l’occasion de la célébration du 8 mars.

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